Voici les dix mots que j'avais à placer dans mon texte (je vous avoue que "féculant" a était assez difficile à introduire !) :
Féculant/veine/harmonie/narval/mobylette/moisi/
chatoyant/indivisible/pagailler/écarteler
La rivière s’écoule lentement à ses
pieds, continuant son infini chemin, noyant les herbes marines qui l’habitent
sous ses eaux chatoyantes qui
passent sa route, indifférente à tout ce qui l’entoure. Un narval, un de ces gros poissons résidant dans ces eaux d’une
beauté sans égal, remonte à la surface, laissant entrevoir son dos écaillé
brillant au doux soleil de la fin d’après-midi. Des ondulations apparurent à la
surface, s’étendant jusqu’à venir s’échouer sur la berge, mouillant légèrement
les pieds déchaussés de la jeune fille, assise à même le sol. Elle l’attend.
Elle s’empare d’un petit bâton reposant près d’elle, sur la terre humide, pour
le plonger dans l’eau, s’amusant à lui faire décrire de petits mouvements,
imaginant quelqu’un sur une barque pagayant,
tentant désespérément de lutter contre le courant de la rivière. Qu’est-ce
qu’on n’imagine pas lorsqu’on attend quelqu’un comme lui ?! Cela va faire
plus d’un mois qu’ils se rencontrent ici, toujours à la même heure, dans ce
cadre comportant une si belle harmonie que
tout le monde s’y sentirait étrangement bien. C’est grâce à lui qu’elle a
découvert ce lieu magique, peuplé par la nature et serpenté par cette rivière à
l’eau si claire. Personne ne vient ici. C’est leur petit paradis rien
qu’à eux deux.
Elle observe
les quelques pommes de terre qu’elle avait trouvées dans ce champs de verdure.
« Un peu de féculents ne fera
pas de mal » s’était-elle dit en décidant de les récolter, afin de les
déguster avec lui. Seulement, après coup, elle avait remarqué la couche de moisi qui recouvrait la soigneuse peau
de cette nourriture venant de la terre, puis elle s’était rendu compte qu’il
détestait les pommes de terre. Elle n’a pas l’air bête, maintenant avec ses
patate moisies et certainement immangeable, surtout qu’il ne va pas tarder à
arriver. Sa mobylette, grâce à
laquelle elle a pu parvenir jusqu’ici, est soigneusement adossée contre un
arbre à quelques mètres d’ici. Cela fait deux jours qu’ils ne se sont pas vu,
bien trop longtemps à son goût. Elle ne rêve plus que de le prendre dans ses
bras, de le « bisouiller »
comme elle appelle ça, comme il aime bien. Elle sent son sang couler dans ses
veines, comme l’eau du ruisseau qui s’étend à ses pieds. Elle sentit son cœur
s’écarteler à la simple pensée
de ne pas le voir. Et s’il était déjà
passé et était partit en ne la voyant pas arriver ?
Et puis
soudain, elle sentit qu’il s’approchait d’elle. Enfin. Elle sent sa présence,
comme s’ils étaient connectés, indivisibles.
Et puis il apparut. Avec sa démarche lente et posée, il s’approcha d’elle et
réclama des caresses, sa façon à lui de lui dire bonjour. Son petit chaton,
qu’elle avait trouvé, abandonné dans la rue, monta sur ses genoux et se blottit
contre elle, ravi de retrouver celle qui s’occupe si amoureusement et
soigneusement de lui depuis qu’ils se sont rencontrés. Entre eux règne la
preuve qu’une amitié forte entre humains et animaux peut exister, autant chez
la jeune adolescente que chez le chaton qui, en elle, à trouver un refuge, un
foyer.




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire