vendredi 26 février 2016

DEFI 3 : texte de Phtéra Sygraphea

Voici mon texte de ce défi qui m'a plutôt bien réussi. Je n'y ai mis qu'un mot de plus de 6 lettres, qui était la cause d'une faute d'orthographe que je n'avais pas vu. Ce défi est, pour l'instant, le plus compliqué de tous ceux qu'on a bien pu faire. Je tiens à vous dire que, sans toutes les fautes de mots de plus de 6 lettres de Khira, elle aurait certainement remporté ce défi. Je suis énormément admirative de son style et de tous ses écrits en général. Elle a un vrai talent et c'est seulement  à tous ses mots de plus de 6 lettres que je dois ma victoire.
Bon voila, bonne lecture !

Pour ce défi j'ai eu 17/20




Voyage dans le temps

 

« Le 4x4 avance vers la jeune fille. Trop vite pour l’éviter, d’autant plus que l’homme au volant ne l’a pas encore vu. La fille non plus n’a pas encore vu son futur sort. Elle n’est pas non plus censée l’avoir vu. Tout être « normal » ne voit pas le futur. Alors je suis quoi ? Lésée ? Malade ? Hors du commun, ça c’est sûr. Un bruit de hoc arriva jusqu’à moi, m’ôtant de ma pensée. La jeune fille, brisée par l’auto qui s’arrêta un moment trop tard, tomba au sol, tandis qu’une mare de sang se forma, tout droit sorti du corps inerte. L’homme vint auprès de la fille affolé. J’eus le temps de voir son visage. Audrey. Une fille de mon école. Ses yeux ne voient plus. Elle est morte. »

Je me lève en criant. Je fais de temps en temps ce genre de rêve, où je vois le futur. Il se trouve que ces rêves sont tout le temps réels, se menant à bien un ou deux jours plus tard. Je dois éviter à Audrey de mourir. Elle ne le  mérite pas, même si elle n’est pas une de mes amies.


L’école est comme à sa façon, assez calme. Je n’aime pas le bruit et l’émeute de la foule. J’opte plutôt pour le calme. Je trouve Audrey avec toute sa bande d’amies dans un coin de la cour. Je me dirige vers elle, je me décide à aller lui parler de ma vision du futur de cette nuit. Je veux la sauver. Le groupe de fille me scrute de biais, aux aguets alors qu’elles me voient venir vers elles. Tout le monde me fixe comme ça depuis qu’ils se sont rendu compte de mon retard mental. Pour autant, je ne me sens pas si inégale envers eux. J’ai juste un peu de mal à parler et à avoir d’autres mots que ces petits mots que je sais. Je n’aime pas savoir les gens trop près de moi, ou encore moins de devoir parler avec eux. Mais là, je dois le faire. La vie d’Audrey en dépend. Un fois devant elle, je reste muette. Les mots ne vont pas au-delà de la limite de ma bouche.

-         Tu vas mourir, finis-je par lui dire.

Elle m’étudie de la tête aux pieds, ébahie. Ces amies rient de moi. Audrey, elle non plus ne me croit pas. Mes larmes vont finir par couler ! Elle ne prête aucun crédit à ce que je lui dis, comme tous les autres. Ça y est. Je pleure. Je pars. Les autres filles rient encore de moi après mon départ. Elles ont peut-être raison de parler de moi ainsi. Aucun être de ce monde ne veut de moi. Cela à sans arrêt été comme ça. Je pleure sans fin. Je ne veux pas que ça s’arrête. Je suis trop triste. J’ai échoué.



Je veux aller la revoir, malgré l’échec de la veille. Je ne veux pas qu’elle meure. Mais je ne la vois pas, alors que son groupe d’amie est déjà là. Je vois tous les élèves parler entre eux. J’écoute un ou deux mots tel que « devin » et « voit le futur ». C’est moi leur sujet. Un regard apeuré à droite, quelqu’un qui se tourne vers moi à gauche. Je vois le groupe de fille fuir mon regard. C’est trop tard. Ça s’est déjà passé. Audrey est morte.

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