dimanche 14 février 2016

Texte de Plume azerty pour la Saint Valentin!

Il était une fois, dans un pays lointain, très lointain, un prince nommé Valentin. Ses parents étaient un roi et une reine à la sagesse infinie, et tous les sujets du royaume les respectaient. Valentin était le jeune homme le plus beau, le plus intelligent et le plus courageux de la contrée. Les paysans disaient entre eux qu’il n’avait aucun défaut et toutes les jeunes filles en étaient secrètement amoureuses.

Les dix-huit ans du prince arrivaient quand sa majesté la reine voulu le marier. Elle décida d'organiser un immense bal  le 14 février pour trouver la demoiselle qui un jour deviendrait reine. Des milliers d’invitations furent envoyées, les messagers du roi firent une annonce publique dans tous les villages et les préparations commencèrent. Le pays était en effervescence. Les jeunes filles en âge de se marier rêvaient la nuit de belles robes et de richesses, et leurs pères s’imaginaient déjà couverts d’or. Un air de fête soufflait dans le château des souverains.
Deux semaines passèrent ainsi, puis la date tant attendue arriva. Des cortèges immenses passèrent entre les grilles du palais, il semblait que tout le royaume arrivait là. Les demoiselles qui sortaient gracieusement de leurs carosses dorés étaient toutes plus belles les unes que les autres. Leurs robes étincellantes formaient sur le pavé des coroles muticolores. Le roi et la reine trônaient au sommet d’un escalier monumental, saluant avec un sourire courtois chaque invité. La grande salle fut rapidement emplie des bruits de conversations et des rires des prétendantes. Un orchestre se mit à jouer et les premières danses débutèrent. Tout semblait parfait, et tout l’aurait été, si le prince n’avait pas été introuvable.

Le soirée passa, la nuit tomba. On cru au départ à une farce, mais lorsque les étoiles brillèrent dans le ciel, plus personne n'avait le goût à la plaisanterie. Des murmures inquiets parcouraient la salle. La reine, qui s’était donné tant de mal pour que la fête soit réussie, était paniquée. Une ride soucieuse barrait le front du bon roi qui envoya des gardes dans l’espoir de retrouver le prince. Aussitôt, le jardin royal, les écuries et les interminables couloirs furent fouillés. Mais il fallut se rendre à l’évidence: Valentin avait disparu.

Il se trouve que s’ils avaient pensé à lever les yeux, le mystère aurait été rapidement résolu. Se découpant sur le clair de Lune, deux silhouettes enlacées bravaient le vide au sommet des remparts. Le prince Valentin était là, ses cheveux d’or soulevés par une brise légère et ses yeux d’un bleu ciel sans nuages scutant amoureusement le visage de sa bien-aimée. Il s’agissait d'une paysane infortunée: ses parents étaient morts et l’avaient laissé seule à la campagne, elle avait été éduquée par une vieille dame que tout le monde voyait comme une sorcière. La pauvre fille avait grandi dans la  misère la plus totale, jusqu’au jour de sa rencontre avec le prince. Cela avait été un coup de foudre immédiat.  Cet amour aurait certainement dégouté le couple royal, s’il l’avait appris. Mais les deux amants n’avaient que faire de l’avis des souverains. Souvent le prince était parti au galop sur son pégase blanc en prétendant aller combattre des dragons, et, protégé par ce mensonge, il rejoingnait l’objet de sa passion.

Valentin observa le ciel. Soudain, semblant crever le silence lourd de cette triste nuit de fête, surgit son pégase blanc. Il était resté auprès de la vieille sorcière qui l’avait envoyé sauver les deux amants. Et s’envolant dans le ciel pur, ils fuirent une autorité trop pesante. A l’intérieur palais, les invités patientaient toujours. Les musiciens ne jouaient plus, les danses s’étaient arrêtés. Dans un coin sombre de la pièce, la reine retenait des larmes de frustration. Jamais elle n’avait vécu pareille honte. Jamais elle n’avait pensé que Valentin puisse ainsi la trahir. Elle aurait sûrement dû éviter de manipuler son fils, car contraidre les autres ne rend jamais heureux, au contraire: il faut aimer pour vouloir.

Cette égende resta dans la mémoire des habitants, et aujourd'hui encore on célèbre l’histoire des deux amants. Et si on ne retrouva jamais leur trace, leur amour, lui, resta vivace.

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