dimanche 14 février 2016

St Valentin : Khira

Salut !!
Je poste ici mon texte sur la St Valentin ! Je rappelle la consigne : texte libre sans gagnante !!
J'ai choisi d'écrire un texte entre la fiction et l'historique. En général, je n'aime pas bien écrire des récits historiques mais dans ce cas, la St Valentin m'a bien inspirée. J'ai donc écrit sur l'origine de la saint Valentin. J'ai fait quelques recherches et je me suis un peu inspirée de la réalité. Mais c'est très romancé. Bref, vous verrez surement plus tard, une allusion à un autre défi (pas encore posté). Bref, voila ma vision de cette belle mais triste fête qu'est la St Valentin (surtout pour ceux qui, comme moi, la passent seuls).
Bon, dans tous les cas bonne lecture !!!

Reine Victoria 1ère, qui m'a inspirée le personnage de Victoria.


St Valentin

La fête battait son plein. Les jeunes filles nobles dansaient, virevoltaient dans leurs robes aux couleurs chatoyantes. Valentin était assis sur un fauteuil, admirant la soirée et ses participants. La joie et la naïveté régnaient, sans se soucier de la guerre ou même de la garde, qui menaçait de tous les emmener. Leur action était illégale, dangereuse, mais peu d'entre eux semblaient s'en soucier. Valentin avait marié Suzan Welton et Henry Nolan l'avant veille et, depuis, les banquets et les bals ne s'arrêtaient plus. Henri Nolan était un noble, mais également un général de l'armée du Roi. A cause des batailles qui avaient lieu sans cesse contre l'Ecosse et les autres pays voisins, les militaires anglais n'avaient plus le droit de se marier. Les églises étaient surveillées, les soldats aussi. Mais il y a quelques semaines, Valentin avait commencé à célébrer clandestinement des mariages.
En effet, le jeune homme pensait que si les militaires mourraient, il valait mieux qu'ils le fassent en étant liés à la femme qu'ils aiment devant Dieu.
Pour le moment, aucun de ces mariages secrets n'avait été découvert et les combattants qui perdaient la vie sur le champ de bataille mourraient en paix. De son côté, Valentin n'était pas marié, il ne séduisait aucune femme. Il préférait unir les gens, se consacrer aux bonheur des autres avant le sien. Il est vrai qu'il aimait, en secret, le belle Victoria, fille du roi, mais jamais il ne l'aurait avoué.
Alors que l'église du village sonnait vingt trois heures, le jeune homme rentra dans sa petite maison délabrée mais chaleureuse, où l'attendait sa sœur, Lizbeth.
Lizbeth et son époux Richard, étaient le premier couple que Valentin avait uni. Il était plutôt fier de ses actions mais inquiet de ce qui aurait pu arriver si il venait à être découvert.
Après une bol de bouillie brûlante et un morceau de pain, il s'allongea sur son lit, rêvant de la belle Victoria. Il l'avait croisée, à un bal royal, il y a de cela un an. Le bal étai masqué et la ravissante jeune fille y était venue accompagnée d'un noble, le prince Jean. Valentin revivait cette scène dans sa tête. Tout le monde était caché par des masques en tous genres. Dans sa robe de bal d'un rouge vermillon surprenant, la belle Victoria tourbillonait à la recherche du prince Jean...Valentin s'endormit dans ses pensées, nous étions le 12 février.
Le lendemain, vers midi, deux jeunes tourtereaux se présentèrent à la petite chaumière de Richard, Lizbeth et Valentin. Ils voulaient se marier car, deux jours plus tard, le jeune homme, un certain John, devait partir pour l'Irlande.
Valentin les maria dans l'après midi et, comme à chaque fois, il fût convié aux festivités. L'alcool coulait à flots et les pâtisseries raffinées s’enchaînaient. On commença à chanter, à danser, à jouer d'instruments singuliers et à crier pour transmettre sa joie. Dans cette animation, Valentin était inquiet :s'ils étaient attrapés, il serait sûrement pendu. Mais il n'arrivait pas à faire entendre raison à John et sa jeune épouse Wendy. Alors que la musique lui déchirait les tympans et que la lumière l'aveuglait, Valentin commença à s'endormir, las et fatigué. Alors que ses paupières se refermaient, il lui sembla apercevoir un ou deux gardes du roi.
Il se réveilla lorsqu'un garde lui jeta un seau d'eau gelée au visage. Il se trouvait dans une étroite cellule, sombre et miteuse, ouverte seulement d'une fente dans le mur et d'une lourde porte. Il y avait une paillasse et une cheminée éteinte. Avait elle un jour servit ?
Valentin, surpris et effrayé, parvint à articuler ces quelques mots :
  • Que s'est il passé ?
Pour toute réponse, le garde lui assena un coup de pied au visage, qui fit sombrer Valentin dans un lourd sommeil.
Le 14 février, ce fut Lizbeth qui le réveilla. Elle avait été autorisée à le voir. Elle le secoua violemment.
  • Valentin, debout !
Il écarquilla les paupières, encore sonné.
  • Valentin, des gardes t'ont enfermé, tes actions ont été découvertes.
  • Quoi ??répondit-il simplement.
  • C'en est fini pour toi... conclut avec mélancolie sa sœur aînée. Tu sera exécuté cet après midi.
Lizbeth lui offrit un papier et de quoi écrire en lui disant que, s'il avait quoique ce soit à avouer à quelqu'un, qu'il le fasse. Il n'aurait qu'à placer ce papier sur sa paillasse et Lizbeth le récupèrerait pour aller le donner au destinataire.
Valentin, les larmes aux yeux, embrassa tendrement sa sœur.
  • Vis heureuse Beth. Aie des enfants avec Richard, occupe t'en. Réussis ta vie et je pourrai finir la mienne en paix. Merci
Elle quitta la pièce et laissa son frère seul avec ses pensées. Il n'avait que quelques heures à vivre. Que quelques heures pour écrire. Il savait déjà ce qu'il écrirait et à qui. A treize heures, les gardes vinrent le chercher...
Lizbeth, deux heures après l'exécution plus que douloureuse de son frère, insista pour aller voir se cellule. Elle dit aux gardiens qu'elle avait besoin de voir la pièce où Valentin avait passé ses dernières heures et ceux ci ne purent lui refuser.
Elle trouva comme prévu, le mot de son frère et ne put s'empêcher de le lire.
« Douce Victoria,
Vous ne me connaissez pas, mais moi, je vous admire. Je vous ai croisée à un bal masqué et votre charme m'a rendu fou. J'aurai voulu vivre plus longtemps mais votre père et son armée a eu raison de moi et dans quelques instants, je ne serai plus. Je vous écris ces quelques mots pour vous avouer un amour impossible et parti avec moi à l'heure où vous lisez ceci.
Tendre princesse, mon cœur reste avec vous
Votre dévoué Valentin...»





Le visage baigné par les larmes, Lizbeth, désemparée, se hâta de livrer ce billet à la princesse Victoria et, en la mémoire de son frère, chaque année, incita son entourage à avouer ses sentiments le triste jour du 14 février.


Depuis la mort injuste de Valentin, la tradition perdure et, encore aujourd'hui, les valentins et les valentines s'envoient de doux messages.

!Voilà! J'espère que ce petit écrit vous aura plu. Merci de votre lecture et BONNE ST VALENTIN A TOUS !!!
Amicalement !!:) Khira

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