vendredi 16 juin 2017

Écrit d'invention du Bac de Skrivink

Bonjour à tous, je vous présente ce que j'ai écrit pour le bac de français! Le film que j'ai utilisé s'intitule «Antarctica» (il y a aussi un livre) et j'espère que tout vous plaira! (Je signale que si le début du texte est assez lourd c'est intentionnel, n'est ce pas les autres écrivains? X)).... Et oui... je sais que j'ai fait deux fois trop long...

   Une fois sur le parking, Laëtitia commençait à douter de son choix. Elle n'était pas très friande des salles sombres de projection, ni de ces amas de couleurs projetés sur une surface blanche; elle se refusait d'aller dans des cinémas, son esprit critique n'estimait jamais que les films valaient la peine d'être vus dans de telles salles, remplies de monde et de bruits dérangeants. De plus, les prix affichés pour voir ces films étaient trop élevés à son goût. Cependant, son amie Elora avait réussi à la convaincre d'aller voir un certain film, après avoir insisté pendant trois semaines.
   Laëtitia ne savait rien d'autre du film que son titre : Antarctica. Elle se sentait déjà ennuyée par le fait de voir un documentaire sur un continent qui ne l'intéressait pas, tout cela pour faire plaisir à une amie, qui était en train d'acheter les entrées. Son destin était scellé, elle ne pouvait plus se retourner et laisser Elora avec une place d'argent gaspillé.
   C'est ainsi que les deux amies se dirigèrent vers les salles de projection qui s'avéraient être éclairées. Laëtitia pensait déjà que le film serait médiocre et peu travaillé, rares sont ceux qui lui ont plus comme «Forrest Gump» ou encore une grande partie des films icôniques d'Alfred Hitchcock, de même que «Le Roi et l'Oiseau», un dessin-animé sans paroles. Elle avait des goûts raffinés et précis concernant la cinématographie.
   Soudainement, les lumières de la salle s'éteignirent et tout le monde se tut : le film commençait. À son plus grand étonnement, Laëtitia, qui s'attendait à voir un documentaire, fut submergée par l'ambiance de l'histoire qui s'implantait, des chiens de traîneau et leur maître scientifique étaient en mission sur l'Antarctique lorsqu'une alerte de tempête virulente les obligea à rentrer à la base. L'urgence de la situation força le scientifique à laisser sa mission et ses chiens. Ses chiens chéris, livrés à eux-mêmes, sur un continent glacial, en période hivernale.
   Malgré la lutte du scientifique pour rapatrier ses chiens, rien ne pouvait être fait pour les sauver. Laëtitia avait la larme à l'oeil face à ce plan débullé montrant les chiens tentant de se libérer de cette situation qu'ils n'avaient pas désiré. La doyenne, la plus sage, Maya, cherchait tant bien que mal à aider ses congénères et ne pas les laisser mourir. Des huit chiens qu'il y avait au début, deux moururent. Toute la salle était attristée, sans pouvoir faire quoi que ce soit pour les aider.
   La fin approchait. Maya se laissait mourir et la salle avait perdu espoir. La fin, tant redoutée, tragique, cruelle, approchait. Puis, soudain, plan fixe : un avion atterrit. Les spectateurs se mirent à sourire à la vue du scientifique venu retrouver ses chiens chéris, adorés, qui lui ont tant manqué. Tous s'attendrirent à la scène des retrouvailles, notamment avec Maya, Maya la doyenne.
   Le film était fini, Laëtitia en pleurs. Elle était émue, un des plus beaux films jusqu'ici, Elora avait bien fait de la convaincre de venir. Ses mauvais a priori s'étaient transformés en une expérience incroyable, spectaculaire. Elle qui n'était pourtant que peu émotive et difficilement expressive, se demandait comment un film avec une histoire si simple avait pu l'émouvoir. Désormais, elle n'irait plus jamais voir un film avec un mauvais a priori.

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