Salut tout le monde !
J'étais assez contente de tomber sur un tel écrit d'invention, ça a été un "coup de cœur" pour moi si on peut dire (oui, je sais je ne flache pas sur des mecs mais sur des textes...😂).
Enfin voila, j'ai choisi le film "Le Cercle des Poètes Disparus". Il est vraiment génial, j'ai pleuré à chaque fois que je l'ai vu. Je vous le conseil vraiment ! c'est un vieux film mais il en ai pas moins superbe ! (je vous conseille aussi, si vous ne le connaissez pas, de le voir avant de lire mon texte. J'y est mis des éléments qu'on ne peut comprendre qu'en aillant vu le film, et j'y raconte un peu la fin. Je vous gâcherait le film si vous le regardiez après avoir lu mon texte).
Bonne lecture !
Autour de moi, tout était flou. Plongé dans un confusion totale entre la réalité qui, elle, n'avait pas cessée d'être, et mes pensées, toujours fixées sur les images de ce film qui revenaient inlassablement dans mon esprit. Tout était flou. Pourtant, je sentais toujours le poids de mes lunettes sur mon nez. Mais tout restait flou. Puis je sentis une larme tracer un sillon sur ma joue déjà humide. Et bientôt, mon visage fut entièrement trempé. Je comprenais d'où me venais cette impression que pour rien n'était net. Je pleurais. Encore.
Il me semblais discerner, au dessus de moi, une inscription illuminée indiquant le cinéma duquel je sortais.
Le simple fait de me remémorer l'intitulé du film qui m'avait tant bouleversé creusait un vide dans ma poitrine. Le Cercle des Poètes Disparus. Oui, c'était cela, Le Cercle des Poètes Disparus. Je ne pu m'empêcher de penser à ce professeur. Il était tout simplement génial, et sa revendication de liberté et d'autonomie très contagieuse. Je ne pouvais désormais m'empêcher d'observer les démarches de ceux qui m'entouraient afin de m'assurer que la mienne n'était pas identique à la leur. Comme le fameux professeur de littérature l'avait fait avec ces élèves dans la cours de leur lycée. Je l'admirais pour la persévérance dont il avait fait preuve, malgré le ressenti plutôt négatif que le directeur de l'établissement avait de ses méthodes d'apprentissages.
Pourtant, il n'avait pas réussi à sauver le personnage principale auquel nous nous étions tant attaché. L'image de ce personnage refit surface dans ma mémoire, provocant un nouveau flot de larmes incontrôlable. Ma poitrine se resserra d'avantage. Je n'arrivais plus à respirer. Je manquais d'air ! Comment ce pouvait-il que ce jeune homme, d'apparence si heureux, toujours là pour les autres, soit au final si empli de tristesse et incapable de se sauver lui-même, malgré tout ce qu'il a pu faire pour ses amis ? Pourquoi fallait-il que cette histoire connaisse un tel final ? J'avais mal au cœur. Sans raison, je le savais, puisque cette histoire n'était que fiction. Mais elle m'avait touchée au plus profond. Ce pouvait être le cas de n'importe lequel d'entre nous.
Je revoyais très nettement l'image de la fumée de l'arme à feu s'élever de derrière le bureau où le jeune adolescent avait mis fin à ses jours. Tout cela à cause de son père ! Son père aveugle au désir de son fils. Son père décidé à tout contrôler. Son père persuadé d'avoir le droit de choisir à la place de son fils ! Soudain, une colère noire, absurde, ravageuse, s'empara de tout mon être. Chaque cellule de mon corps semblait crier à la révolte. Comment avait-il pu ! Comment avait-il pu refuser de voir qu'il était le seul responsable de la mort de celui qu'il pensait aider ? Comment avait-il pu penser que pousser son fils dans une voie qui ne lui plaisait pas pourrait l'aider ? Comment avait-il pu accuser leur professeur de littérature d'avoir tué son enfant, alors que celui-ci tentait simplement de réparer les erreurs commises par le père ? Le sort de ce pauvre professeur était injuste. Il n'avait rien fait. Il était innocent !
A ce moment là, une seule pensée, une seule envie s'imposa à moi. Pour ce professeur, pour cet enfant au destin tragique, je me devais de me placer au milieu de la rue où je me trouvais et de crier haut et fort : "Oh capitaine, mon capitaine !".




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